Pass sanitaire, samedi d'avant rentrée, 28 août 2021, Nantes

Pour ce septième samedi de lutte contre le pass sanitaire et son monde, toujours à 14h à la croisée des trams pour Nantes, quelques milliers de personnes étaient dans la rue. Tandis que certain·e·s opposant·e·s au pass souhaitaient envahir le CHU (pourquoi pas bloquer les urgences tant qu'on y est), le Comité Nantais pour l'Autonomie des Luttes, auquel était associé pour cette journée le camion sono du collectif Quai des Chaps (présent cet hiver et au printemps lors des mobilisations), a proposé un parcours différent des samedis précédent. Objectif ancien tribunal désormais hôtel de luxe, préfecture et gare, pour terminer au miroir d'eau pour une terrasse sans pass. Pour respecter les différentes formes de luttes, consigne était donnée aux personnes craignant gazs et autres présences policières, de se tenir derrière le camion sono, tout le monde semblait d'accord vu l'accueil de cette annonce. Et pourtant, quelques instants après les premiers gazs lacrymo, des râleurs bien Français pour se plaindre des gazs des forces de l'ordre, en faisant incomber la responsabilité de l'utilisation de telles armes par le cortège de tête… "La faute à la victime", du même ordre que "en même temps, vu comment elle était habillée, elle cherchait à se faire violer". Les relous choisiront de faire bande à part, certainement pour aller envahir le CHU, tant mieux, ils ne manqueront à personne. Une fois ce premier usage de lacrymo, les suivant seront d'autant plus facile, comme souvent, parfois au milieu de sommations incomplètes ou erronées ("vous participez à un attroupement, dispersez-vous") malgré l'aide encore une fois d'un post-it. Sérieusement, on en est là ? Combien d'années d'études pour un tel poste à responsabilité, et ne pas retenir 5 lignes de texte ? Après une brève incursion sur les voies de chemin de fer, repoussé par des lacrymo suivit de tirs de LBD à l'aveugle dans ces nuages, le cortège terminera au miroir d'eau. La rentrée sociale se profile, on espère des mouvements de convergence avec syndicats ou associations militantes, rien n'est moins sûr considérant les dissensions survenues sur la simple tenue de l'université d'été des mouvements sociaux et solidaires.