Contre les violences faites aux personnes sexisées, Nantes, 27 novembre 2021

Le 25 novembre marque la journée contre les violences faites aux femmes. L’année précédente, à Nantes, lors de cette manifestation, des oppositions s’étaient exprimées, notamment contre les collectifs féministes abolitionnistes et TERF (Trans-exclusionary radical feminist, considérant par exemple les luttes trans comme renforçant les stéréotypes de genre, ou qu’il faut avoir une vulve pour être une femme, des positions clairement transphobes). Cela marque une scission claire entre un féminisme intersectionnel et un féminisme dit universaliste mais surtout bourgeois et blanc. Ainsi, le 8 mars dernier, des collectifs intersectionnels c’était organisés pour mettre en avant leurs revendications et leur existence lors de la manifestation, notamment en prenant la tête du cortège. Cette fois-ci impossible de marcher aux côtés des féministes universalistes puisqu’il s’agissait de mettre en lumière les oppressions du patriarcat sur les personnes sexisées : femmes, trans, queer, non-binaires, que ces personnes soient racisées ou non, valide ou non (le parcours a été étudié en ce sens et les prises de paroles étaient retranscrites en langue des signes). C’est donc deux jours plus tard, le 27 novembre qu’a eu lieu cette manifestation. C’est donc à 14h que se sont retrouvées plusieurs centaines de personnes place Bretagne, sous un vent glacial. Après quelques prises de paroles, le cortège s’est engagé dans les rues de Nantes, évitant l’hypercentre (comprendre le marché de noël) pour cause d’arrêté préfectoral. Déterminé et vif, le cortège s’est fait entendre et voir tout au long du parcours.

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