Mais quel est donc ce pays qui traite sa jeunesse ainsi ? Nantes, 13 janvier

Mais quel est donc ce pays qui traite sa jeunesse ainsi ? Ce jeudi, alors que l’ensemble des syndicats enseignants appelaient à une journée de grève, les lycéen·ne·xs se mobilisaient pour bloquer leurs lycées. Aux Bourdonnières à Nantes, les élèves revendiquent une adaptation des épreuves de spécialité en raison de la crise sanitaire, des moyens pour lutter contre la pandémie, des embauches de personnels, et dénoncent des négligences et du mépris de la part de la direction de l’établissement (minimisation des cas Covid, fermeture partielle de l’internat sans prévenir suffisamment à l’avance…). C’est donc dans le froid hivernal et à l’aide de l’éclairage public que peu avant 7 heures, des petits groupes ont bloqués les principales entrées du lycée. À l’arrivée d’autres élèves, le blocus a vite grossit en nombre. Mais, coupable de vouloir se réchauffer en hiver en brûlant d’innocentes et pauvres poubelles, la police intervient, rapidement soutenue par la CDI. Pour dégager l’espace, point de discussion, ni de sommation, les lycéen·ne·xs sont logés à la même enseigne que le reste de la population : lacrymos, lacrymos, lacrymos ! C’est donc pendant près d’une heure et demie ! que pleuvront des palets de gaz suffocant. L’objectif : affaiblir la détermination des élèves à défendre leurs revendications, même en usant des plus abjectes répressions. Pourtant rien n’y fit et ce n’est qu’à l’approche du repas que la rue des Bourdonnières sera globalement abandonnée. Temps de travail : - 4h (prises de vues) - 7h (sélection, traitement, publication)